Depuis toujours, les cartes fascinent Alexandre Médina. Elles font partie intégrante de son quotidien, aussi bien professionnel que personnel.
Alexandre Médina grandit à Viry-Châtillon, une commune située à vingt kilomètres de la capitale. Son attrait pour la géographie se développe tôt, dès ses six ans. Dans sa chambre, il a un globe terrestre sur lequel il peut passer d’interminables heures. « Au mur, j’affichais aussi de nombreuses cartes. J’ai toujours été fasciné par leur beauté, leur forme et leurs couleurs », nous confie notre interlocuteur. Après un bac économique et social, Alexandre Médina se dirige naturellement vers la licence Géographie et Aménagement de l’Université Panthéon-Sorbonne ; la plus importante unité de formation et de recherche de France dans la discipline.
Il s’imagine urbaniste ; jusqu’à ce qu’il assiste à un premier cours de cartographie. « Cela a été une véritable révolution. Pourtant, nous apprenions essentiellement à ouvrir une carte sous Illustrator et à y afficher des calques. Mais j’ai perçu le potentiel ». Sans remettre en cause l’orientation professionnelle qu’il avait en tête, il poursuit avec un master dédié à l’urbanisme et à l’aménagement. Pourtant, il se rend vite compte que ce choix de carrière ne lui correspond plus, ne faisant pas suffisamment appel à son sens créatif. Il décide de rejoindre l’univers de la géomatique. Il est reçu sur concours au master professionnel Carthagéo, axé sur les représentations cartographiques. Les cours et modules s’enchaînent et le passionnent. Tout comme son stage de fin d’études qu’il réalise au Département de l’Essonne dans un poste de géomaticien. « Le métier de cartographe est devenu ma vocation », nous dit-il.
Alexandre Médina grandit à Viry-Châtillon, une commune située à vingt kilomètres de la capitale. Son attrait pour la géographie se développe tôt, dès ses six ans. Dans sa chambre, il a un globe terrestre sur lequel il peut passer d’interminables heures. « Au mur, j’affichais aussi de nombreuses cartes. J’ai toujours été fasciné par leur beauté, leur forme et leurs couleurs », nous confie notre interlocuteur. Après un bac économique et social, Alexandre Médina se dirige naturellement vers la licence Géographie et Aménagement de l’Université Panthéon-Sorbonne ; la plus importante unité de formation et de recherche de France dans la discipline.
Il s’imagine urbaniste ; jusqu’à ce qu’il assiste à un premier cours de cartographie. « Cela a été une véritable révolution. Pourtant, nous apprenions essentiellement à ouvrir une carte sous Illustrator et à y afficher des calques. Mais j’ai perçu le potentiel ». Sans remettre en cause l’orientation professionnelle qu’il avait en tête, il poursuit avec un master dédié à l’urbanisme et à l’aménagement. Pourtant, il se rend vite compte que ce choix de carrière ne lui correspond plus, ne faisant pas suffisamment appel à son sens créatif. Il décide de rejoindre l’univers de la géomatique. Il est reçu sur concours au master professionnel Carthagéo, axé sur les représentations cartographiques. Les cours et modules s’enchaînent et le passionnent. Tout comme son stage de fin d’études qu’il réalise au Département de l’Essonne dans un poste de géomaticien. « Le métier de cartographe est devenu ma vocation », nous dit-il.
Cartographier… et signer
Pendant six mois, Alexandre Médina est chargé d’exploiter la base de données de l’Enquête Globale Transport menée auprès des Franciliens afin d’analyser leurs modes de déplacement. Il doit aussi déployer des outils de communication. « Après avoir nettoyé et traité une base de données très brute, j’ai produit, en totale autonomie, pas moins d’une centaine de cartes et une vingtaine de posters. Ce challenge m’a énormément appris ». À son terme, le jeune homme commence à chercher un emploi, regrettant de ne pouvoir poursuivre son expérience au Département de l’Essonne.
Quelques semaines plus tard, il décroche un emploi de cartographe au Département des Hauts-de-Seine. Il s’agit d’une création de poste, l’équipe en place manquant de compétences en cartographie d’édition. Dès son arrivée, Alexandre Médina fait évoluer l’offre de services pour aider les différents services à comprendre le territoire et à prendre des décisions. Au fil des mois et des besoins, il se plaît à enchaîner les productions, s’évertuant à les rendre à la fois justes et esthétiques. « C’est le combo gagnant d’une carte réussie : une carte qui ne trahit pas l’information qu’elle transmet, tout en se prévalant d’une plus-value artistique ». En parallèle, il donne des cours de cartographie et de SIG à l’Université Panthéon-Sorbonne, où il s’est lui-même formé.
Après quatre années, et suite à un départ en retraite d’un collègue du Département, il se voit proposer le poste de Responsable de la valorisation de l’information territoriale. Il est séduit par ce défi qui l’amène à affiner ses compétences managériales, renforcer sa gestion de projet et accentuer sa polyvalence. « Je me suis notamment formé au métier de graphiste pour épauler l’équipe ». Il s’initie également à la langue des signes française (LSF) afin de pouvoir communiquer avec l’une des graphistes atteinte de surdité. Au départ, c’est elle qui lui apprend les rudiments. « Rapidement, d’autres membres nous ont rejoints, à raison d’une heure de cours par semaine, créant finalement du lien entre tous les participants !» Cette initiative a donné lieu à la création collective d’une story map interactive présentant les lieux géographiques en LSF. Présentée au concours SIG 2025, elle a obtenu la troisième place.
Aujourd’hui, Alexandre Médina suit des cours du soir afin d’approfondir sa maitrise de la LSF, en perfectionnant sa syntaxe et sa grammaire. Durant son temps libre, il aime se lancer de nouveaux challenges. Par exemple, il participe au 30DayMapChallenge, le défi international de cartographie qui consiste à créer une carte par jour pendant un mois, et aux concours Esri. En 2024, il y a remporté le 1er prix avec une cartocréation consacrée aux pistes de bobsleigh utilisées depuis la création des Jeux olympiques d’hiver (1924). Cinéphile assumé, il s’est également lancé il y a trois ans dans « Movieland », la carte géographique fictive créée par David Honorat qui recense les quelque 1.800 films qu’il faut avoir vus dans sa vie. À la rédaction de cet article, il en était à son 938e !
Fanny Perrin d'Arloz
Quelques semaines plus tard, il décroche un emploi de cartographe au Département des Hauts-de-Seine. Il s’agit d’une création de poste, l’équipe en place manquant de compétences en cartographie d’édition. Dès son arrivée, Alexandre Médina fait évoluer l’offre de services pour aider les différents services à comprendre le territoire et à prendre des décisions. Au fil des mois et des besoins, il se plaît à enchaîner les productions, s’évertuant à les rendre à la fois justes et esthétiques. « C’est le combo gagnant d’une carte réussie : une carte qui ne trahit pas l’information qu’elle transmet, tout en se prévalant d’une plus-value artistique ». En parallèle, il donne des cours de cartographie et de SIG à l’Université Panthéon-Sorbonne, où il s’est lui-même formé.
Après quatre années, et suite à un départ en retraite d’un collègue du Département, il se voit proposer le poste de Responsable de la valorisation de l’information territoriale. Il est séduit par ce défi qui l’amène à affiner ses compétences managériales, renforcer sa gestion de projet et accentuer sa polyvalence. « Je me suis notamment formé au métier de graphiste pour épauler l’équipe ». Il s’initie également à la langue des signes française (LSF) afin de pouvoir communiquer avec l’une des graphistes atteinte de surdité. Au départ, c’est elle qui lui apprend les rudiments. « Rapidement, d’autres membres nous ont rejoints, à raison d’une heure de cours par semaine, créant finalement du lien entre tous les participants !» Cette initiative a donné lieu à la création collective d’une story map interactive présentant les lieux géographiques en LSF. Présentée au concours SIG 2025, elle a obtenu la troisième place.
Aujourd’hui, Alexandre Médina suit des cours du soir afin d’approfondir sa maitrise de la LSF, en perfectionnant sa syntaxe et sa grammaire. Durant son temps libre, il aime se lancer de nouveaux challenges. Par exemple, il participe au 30DayMapChallenge, le défi international de cartographie qui consiste à créer une carte par jour pendant un mois, et aux concours Esri. En 2024, il y a remporté le 1er prix avec une cartocréation consacrée aux pistes de bobsleigh utilisées depuis la création des Jeux olympiques d’hiver (1924). Cinéphile assumé, il s’est également lancé il y a trois ans dans « Movieland », la carte géographique fictive créée par David Honorat qui recense les quelque 1.800 films qu’il faut avoir vus dans sa vie. À la rédaction de cet article, il en était à son 938e !
Fanny Perrin d'Arloz
Alexandre Médina en quelques dates
1991 Naissance à Viry-Châtillon (91) 2009 Bac ES 2012 Licence Géographie et Aménagement à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 2013 Master 1 Urbanisme et Aménagement à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne 2014 Master 2 Professionnel Carthagéo dirigé par les Universités Paris 1
Panthéon-Sorbonne et Paris Cité et l’École nationale des sciences géographiques (ENSG) 2014 Géomaticien stagiaire au Département de l’Essonne 2015 Cartographe au Département des Hauts-de-Seine Depuis 2019 Responsable de la valorisation de l’information territoriale au Département des Hauts-de-Seine
Panthéon-Sorbonne et Paris Cité et l’École nationale des sciences géographiques (ENSG) 2014 Géomaticien stagiaire au Département de l’Essonne 2015 Cartographe au Département des Hauts-de-Seine Depuis 2019 Responsable de la valorisation de l’information territoriale au Département des Hauts-de-Seine