Paris 2024 : le rôle de l'IRDS dans le succès de la candidature olympique




L'Institut régional de développement du sport (IRDS) a pour mission de contribuer au développement de la pratique sportive en Ile-de-France. Créé en janvier 2007, ce département automone de l'Institut d'aménagement et d'urbanisme de la région d'Ile-de-France (IAU île-de-France) est composé d’un directoire de 9 membres, comprenant l’État, la Région Île-de-France et le Crosif (Comité régional olympique et sportif d’Île-de-France), auquel s’ajoutent d’autres organisations. L’IRDS compte 5 salariés dont 3 chargés d’études. Leur mission est d’animer un observatoire du sport dans la région, d’en exploiter les données et d’en diffuser les résultats. Quelles sont les attentes et les pratiques des Franciliens ? Quelle est l’offre disponible ? Où sont et où devraient être les infrastructures sportives ? Telles sont les questions que se posent au quotidien les géomaticiens de l’IRDS. 

 

Et puis, il y a l’exceptionnel. Comme cette première mission débutée en 2014 à l’initiative de Jean-Paul Huchon l’ex-Président d’Île-de-France qui s’interrogeait sur la capacité de sa région d’accueillir un village olympique. Comme le raconte dans cet entretien réalisé lors de la conférence francophone Esri 2017 Nicolas Corne-Viney, géomaticien et chargé d’études à l’IRDS: à l’époque l’idée que Paris soit ville Olympique n’existait pas encore. Il n’y avait même pas encore de comité de candidature, juste 150 hectares à trouver. Sachant qu’il était impossible de s’appuyer sur les études de la dernière candidature de Paris (perdue face à Londres pour les JO de 2012) : depuis la Région a considérablement changé !

 

En 2015, le travail de Nicolas Corne-Viney de ses collègues s’est accéléré. D’abord avec le cabinet Keneo, puis avec les autres organisations comme l’IAU ÎDF et l’Apur qui planchent sur l’urbanisme de la région et de la capitale. En s’appuyant sur les outils cartographiques d’Esri, ils multiplient les géotraitement et les analyses pour choisir où implanter le village, choisir les sites, stades, piscines et autres gymnases. Surtout, ils calculent les temps de parcours entre village et sites olympiques, point fort de la candidature de Paris 2024 (disposant désormais d’un comité officiel de candidature) qui place 80% des athlétes à moins de 30 minutes de leurs lieux de compétition ; quitte à réserver 366 km de voies de circulation, comme la voie de gauche du périphérique parisien...

 

En septembre 2017, Paris a officiellement été désignées comme la ville qui accueillera les Jeux Olympiques de 2024, cent ans après sa précédente organisation. Du pur bonheur pour Nicolas Corne-Viney qui espère maintenant poursuivre son travail aux côtés cette fois du comité d’organisation. Car au-delà des jeux ce sont par exemple les 17.000 chambres des athlétes seront transformées en 3.500 logements. D’autres installations seront conservées pour la pratique sportive, s’inscivant alors dans l’Observatoire de l’IRDS.

 

Entretien réalisé sur SIG 2017 par Xavier Fodor et Geoffrey Boyer

 

+ d’infos :

www.irds-idf.fr

www.paris2024.org/fr


Découvrez ci-contre le film technique de la candidature de Paris 2024

Article mis en ligne par Xavier Fodor - SIGMAG SIGTV.FR