«Dans les années 2010, l’État s’est rendu compte que sur trop de chantiers, les entreprises n’avaient pas une bonne connaissance des réseaux sensibles, notamment gaz et électricité… Chaque année, il y avait des accidents et des morts », raconte Thibaud Bouteille, ingénieur d’affaires chez Mappia. La réglementation DT DICT (déclaration de travaux à proximité de réseaux) impose donc progressivement, à partir de 2012, une précision stricte de la part des responsables de chantiers sur la localisation de leurs actifs de réseaux. S’appuyant sur son expérience de géomètre, Guillaume Aronica fonde ainsi Mappia en 2015 pour aider les entreprises à répondre à ces nouvelles exigences, notamment à travers une solution dédiée. Basée et hébergée en France, l’entreprise compte aujourd’hui douze collaborateurs, répartis au sein d’un pôle technique et expérience client.
Sa solution, qui intervient en amont du SIG, se compose de trois logiciels complémentaires : GOVALID, GOSUITE et le dernier-né GO3D, qui vient s’ajouter en préalable aux deux autres solutions. « GO3D est particulièrement adapté aux travaux à tranchées ouvertes », précise Thibaud Bouteille. À par tir d’une simple caméra Gopro fixée à une perche télescopique, l’entreprise est en mesure de faire des relevés en faisant des aller-retour à pied. Elle obtient ainsi un nuage de points, à partir duquel une vue 3D est générée
automatiquement. Des points de calage géoréférencés au sol, qui apparaissent également sur le relevé, permettent d’effectuer le calage.
Sa solution, qui intervient en amont du SIG, se compose de trois logiciels complémentaires : GOVALID, GOSUITE et le dernier-né GO3D, qui vient s’ajouter en préalable aux deux autres solutions. « GO3D est particulièrement adapté aux travaux à tranchées ouvertes », précise Thibaud Bouteille. À par tir d’une simple caméra Gopro fixée à une perche télescopique, l’entreprise est en mesure de faire des relevés en faisant des aller-retour à pied. Elle obtient ainsi un nuage de points, à partir duquel une vue 3D est générée
automatiquement. Des points de calage géoréférencés au sol, qui apparaissent également sur le relevé, permettent d’effectuer le calage.
Favoriser l'interopérabilité des données
Une fois le relevé 3D à disposition, c’est GOSUITE qui prend le relais. Il s’agit cette fois d’un plug- in directement intégré dans AutoCAD. Avec lui, les utilisateurs dessinent leurs plans en les superposant directement sur l’image du chantier réel. L’outil propose un contrôle et une localisation en temps réel des erreurs dans le dessin pour des corrections au fil de l’eau. Enfin, GOVALID clôt le parcours de la donnée jusqu’au SIG. Ce dernier outil constitue le coeur de Mappia. En effet, l’une des raisons d’être de l’entreprise est aussi la complexité des nomenclatures dans le domaine du SIG. « J’ai été géomètre expert pendant dix ans sur Lyon, raconte ainsi Guillaume Aronica, le fondateur de Mappia. Nous fournissions des plans à nos clients, et nous devions respecter des cahiers des charges. L’idée de notre entreprise est donc d’accompagner les prestataires et les maîtres d’ouvrage dans la production de données structurées. » En effet, les projets SIG demandent des formats DAO SIG, qui peuvent être techniques à fournir à partir seulement d’AutoCAD. GOVALIDse présente donc comme une plateforme web collaborative, dans laquelle est détaillé tout le processus des plans. L’entreprise prestataire y dépose son livrable selon le cahier des charges paramétré par le prestataire. Le destinataire est donc assuré que ses critères seront scrupuleusement respectés. Pour Mappia, c’est ici que le trajet de la donnée se termine. Mais pour le SIG, cet apport de données constitue au contraire le point d’entrée. Ses solutions s’intègrent nativement à des logiciels de SIG tels que la suite ArcGIS. Elles permettent d’enrichir les car tes grâce à des données soigneusement corrigées et reçues directement au bon format.
Aujourd’hui, plus de 400 clients utilisent les solutions de Mappia au sein de leurs projets, dont quelque 70 maîtres d’ouvrage. Les collectivités territoriales, qui mettent en oeuvre des projets à grande échelle, restent le coeur de cible de la star t-up. « Les plus gros consommateurs de données et de plans sont les projets concernant la gestion de l’eau potable et l’assainissement, mais il y a aussi des sujet s très intéressants autour de l’éclairage », précise Thibaud Bouteille. Si Mappia a commencé son parcours comme une plate-forme de livraison et de validation de données SIG, elle poursuit aujourd’hui une évolution amorcée avec la création de GOSUITE « Nous avons revu la vision de notre entreprise au fil du temps, expose ainsi l’ingénieur d’affaires. D’un outil de contrôle, nous passons progressivement à un outil complet pour le traitement des données, du relevé jusqu’à la validation. » En effet, explique-t-il, l’outil était dans un premier temps « imposé » par l’utilisateur final au prestataire. Afin de fluidifier la collaboration, Mappia a peu à peu introduit tous ces outils d’aide au dessin, d’export, et désormais de relevés. Son objectif consiste à faciliter le travail sur les données à tous les niveaux de la chaîne, pour aider plus qu’imposer.
Morgane Olès
+ d'infos :
mappia.fr
Aujourd’hui, plus de 400 clients utilisent les solutions de Mappia au sein de leurs projets, dont quelque 70 maîtres d’ouvrage. Les collectivités territoriales, qui mettent en oeuvre des projets à grande échelle, restent le coeur de cible de la star t-up. « Les plus gros consommateurs de données et de plans sont les projets concernant la gestion de l’eau potable et l’assainissement, mais il y a aussi des sujet s très intéressants autour de l’éclairage », précise Thibaud Bouteille. Si Mappia a commencé son parcours comme une plate-forme de livraison et de validation de données SIG, elle poursuit aujourd’hui une évolution amorcée avec la création de GOSUITE « Nous avons revu la vision de notre entreprise au fil du temps, expose ainsi l’ingénieur d’affaires. D’un outil de contrôle, nous passons progressivement à un outil complet pour le traitement des données, du relevé jusqu’à la validation. » En effet, explique-t-il, l’outil était dans un premier temps « imposé » par l’utilisateur final au prestataire. Afin de fluidifier la collaboration, Mappia a peu à peu introduit tous ces outils d’aide au dessin, d’export, et désormais de relevés. Son objectif consiste à faciliter le travail sur les données à tous les niveaux de la chaîne, pour aider plus qu’imposer.
Morgane Olès
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