Le tourisme est l’un des domaines où la géomatique révèle tout son potentiel auprès du grand public. Cartes interactives, applications mobiles, Story Maps, parcours géolocalisés ou visites immersives permettent aujourd’hui de valoriser un territoire, de guider les visiteurs et de rendre le patrimoine plus accessible. Les offices de tourisme, collectivités et agences de développement s’appuient de plus en plus sur les systèmes d’information géographique pour mettre en avant sites remarquables, itinéraires de randonnée, hébergements, événements ou activités culturelles. Bien au-delà de la simple cartographie, le SIG devient un véritable outil de médiation et de promotion touristique.
L’enquête présente plusieurs initiatives emblématiques, comme celles du Finistère, de la Communauté de communes du Pays de Montereau, du Comité régional du tourisme Paris Île-de-France ou encore du département du Val-d’Oise. Ces acteurs exploitent les technologies géomatiques pour créer des cartes interactives, proposer des parcours téléchargeables sur smartphone, analyser l’offre d’hébergement ou construire de véritables bases de connaissances touristiques. Les données géographiques permettent également d’accompagner les professionnels du secteur dans leurs décisions d’investissement, tout en offrant aux visiteurs une expérience enrichie grâce à des contenus multimédias, des vues immersives à 360° et des informations contextualisées.
Le dossier montre enfin que le succès de ces outils repose avant tout sur leur capacité à répondre aux attentes réelles des utilisateurs. L’exemple de MyBalade, dans le Val-d’Oise, illustre cette démarche associant collectivités, offices de tourisme, fédérations de randonnée et visiteurs dans une logique de co-construction. En combinant valorisation du patrimoine, analyse des usages et services numériques innovants, les SIG apparaissent comme un levier majeur pour développer l’attractivité des territoires et accompagner l’évolution des pratiques touristiques à l’ère du numérique.
Article payant de 5 pages réalisé par Hubert d’Erceville.