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Choisit-on vraiment son métier ?


Carte Blanche à Jean-Pierre Lehnisch, Président Directeur Général du CNFDI. Docteur d'État en droit licencié es lettres, il est expert en Enseignement à Distance et auteur de plusieurs ouvrages sur le sujet.



Qui n'a pas entendu ces deux remarques opposées suivantes : « Oh ! Moi, j’ai toujours rêvé d'être pompier et je le suis devenu ! », « Moi, je n'ai pas pu exercer le métier d'infirmière car j'ai été mal orientée dès le secondaire. Je travaille depuis des années dans une grande surface. C'est purement alimentaire car j'ai deux enfants à charge ». Le décor est planté. Alors reposons la question du titre : choisit-on vraiment son métier ?
 
D’abord, il y a ceux qui exercent un métier par vocation. Eux ont donc choisi leur activité professionnelle. Mais d'où vient cette vocation ? Difficile de répondre avec précision à cette question mystérieuse. Disons, cependant, quelques pistes de réflexion psychosociologique. Souvent, dans notre enfance, nous ressentons une attraction pour tel ou tel métier que l'on admire par l'intermédiaire de personnes qui l'exercent : les parents, un oncle,  une amie… On l'admire et une voix intérieure apparait « toi aussi, tu pourrais exercer ce métier… ». On n'y voit que des avantages. Pourtant aucun métier n'offre que des avantages ! Il y a forcément des inconvénients, voire des souffrances. Mais si la vocation est forte et passionnelle, alors ces obstacles seront balayés !

Enfin, il faut faire attention au piège du « confort ». Souvent quand on exerce un métier « passion vocation », on a tendance alors à penser que cela suffit. Or les métiers évoluent et un effort de mise à jour des connaissances s'avère toujours nécessaire et même indispensable. Il ne faut pas tomber dans le piège du « confort ». Quand on enquête sur ces vocations, on s'aperçoit souvent que les paroles autour du berceau comptent beaucoup. La psychologue Françoise Dolto attachait beaucoup d'importance sur ce qui se passe autour du berceau. Même bébé, ces paroles imprègnent sur sa personnalité : « Je ne sais pourquoi j'ai toujours eu envie d'être médecin !» et l'investigation peut révéler que les parents ont dit très tôt « Lui, il portera une blouse blanche »…

Ensuite il y a ceux qui exercent un métier imposé par la vie. Sont-ils plus nombreux que les autres ? Peut-être ! Toujours est-il que de nombreux problèmes se posent dans le monde professionnel, quel que soit le métier choisi. Comment peut-on exercer un métier imposé par la vie ? Citons, parmi d'autres, les éléments suivants. D’abord, les parents imposent souvent leur vision professionnelle à leur enfant : « Tu seras menuisier comme ton père » ou l’inverse : « Ne sois surtout pas menuisier comme ton père ! » Ces exemples opposés peuvent concerner tous les métiers y compris ceux qui peuvent attirer l'attention : avocat, médecin etc. Il y a aussi des erreurs d'orientation car bien souvent, dès l'école primaire, les dés sont jetés. Tel enfant turbulent sera mal orienté. Tel autre qui a du mal à écrire ou à parler sera également mal dirigé. Qu'est-ce que cela veut dire ? Malheureusement en France et dans les pays latins, les métiers manuels sont considérés, à l'inverse des pays anglo-saxons, comme destinés à ceux qui semblent ne pas pouvoir devenir des « intellos ». Hélas, bien souvent, ces enfants sont d'origine sociale défavorisée. Les parents eux-mêmes ne se battent pas, comme résignés, pour changer d'orientation « décidée » par l'école.
 

Choisit-on vraiment son métier ?

Les accidents de la vie sont une autre raison : un enfant pourtant bien orienté se met à « dérailler » au plan scolaire suite à des problèmes de la vie : divorce des parents, perte d'un proche, déménagement dans un lieu hostile, mauvaise relation avec le professeur… Alors l’enfant promis à un bel avenir se retrouve à exercer des « petits boulots » sans qualification. Certains sages n'hésitent pas à affirmer « Apprends un métier, mais ne crois pas que tu en vivras forcément ».  Et il est bien vrai que, en fonction des opportunités de la vie et du lien où elle vit, telle personne exerce un métier de commercial alors qu'elle a appris un métier technique manuel ou même d'ingénieur. Ce n'est pas forcément un inconvénient dès lors que l'opportunité qu'elle saisit correspond quand même à une « envie » profonde.
 
Enfin, la sélection existe-t-elle face à ces dysfonctionnements ? Bien sûr que oui : quand il y a la volonté, il y a une solution ! La formation à distance répond à ces problèmes. Ne l'appelle-t-on pas « l'école de la seconde chance » ? Combien de personnes ont pu pratiquer leur rêve professionnel après une parenthèse de métiers « alimentaires » de 10, 20 ou même 30 ans ! Tout est encore possible. La f.o.a.d. (formation ouverte à distance) dispose de très nombreux témoignages de personnes qui ont acquis le « métier de leur rêve » grâce à ce système pédagogique, adapté à ceux et celles qui prennent leur destin en main. Quelle satisfaction pour les récipiendaires et pour l'école d'enseignement à distance !
 
Carte Blanche  parue dans SIGMAG n°13 (juin 2017). Cliquez ici pour vous procurer ce numéro.