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Collector for ArcGIS déconnecte la saisie


L’absence de réseau n’est aujourd’hui plus un frein pour collecter des données sur le terrain via un Smartphone ou une tablette.



Les «Apps» sont autant de satellites qui accompagnent le lancement de la «plate-forme» cartographique ArcGIS. Un terme et des raccourcis auxquels il va falloir s’habituer tant les lancements d’applications consommant ce qui est produit dans «le système ArcGIS» sont et seront de plus en plus nombreux. Ainsi, «Collector for ArcGIS» qui se présente comme un cousin direct d’Exporer for ArcGIS.
«La différence est qu’il se positionne en application mobile métier pour la collecte et la mise à jour de données sur le terrain quand son cousin vise la consultation», précise Medhi Huguet, Ingénieur marketing produit chez Esri France. Les aficionados feront à juste titre remarquer que Collector existe depuis plusieurs mois. L’application est apparue fin 2012. À ce jour, des versions existent pour iOS7 (iPhone, iPad, iPod Touch) et sous Android 4.0. «C'est la mobilité déconnectée qui était très attendue. Elle avait été évoquée dès SIG 2012 et avait suscité de fortes attentes. Car le mode non connecté concerne beaucoup de professionnels, des techniciens doivent intervenir sur une fuite de canalisation dans une zone où le GSM ne passe pas ou mal. Cela peut être aussi le cas sur un secteur sans électricité après une tempête, une inondation ou une avalanche et où les batteries des relais téléphoniques se sont aussi vidées»... C’est ce même «mode déconnecté» qui, après plusieurs mois de test, a été lancé en février 2014.
Son fonctionnement est simple, basé sur l’utilisation de cartes web produites sur le portail de l’organisation. Dès lors qu’il anticipe la perte de connexion, l’utilisateur ouvre Collector sur son Smartphone. Il se connecte à son portail, sélectionne un groupe de données, puis une carte créée pour le mobile. Ensuite, il met ses données en local. C’est-à-dire qu’il va télécharger un fond de plan plus ou moins volumineux selon la taille du périmètre couvert ou bien encore le niveau de résolution souhaité. L’application estime automatiquement le volume de données ainsi stocké sur le périphérique lorsque le fil sera coupé.

Garder l’intelligence de la carte

Après le téléchargement, il passe en mode non connecté. Cet état ne ressemble en rien au mode «travail hors connexion» que l’on trouve par exemple dans un navigateur Internet. Dans Collector, la carte conserve son intelligence. Selon le paramétrage initial sur le portail et l’ajout de média, il est possible d’ouvrir des fiches de consultation détaillée pour avoir une information sur les objets. Il peut toujours consulter le fond de carte avec ou sans imagerie, utiliser des géosignets, réaliser des mesures de surfaces, de distance, interroger ses données... L’Apps est téléchargeable gratuitement sur Google Play ou dans l’AppStore, à l’instar de toutes celles créées par Esri pour graviter autour de la plate-forme.
Bien évidemment, Collector permet de collecter des informations, des points, des lignes, des polygones ou bien encore prendre des photos... «L’intérêt c’est qu’une fois “reconnecté” l’Apps lui indique le nombre de mises à jours, de modification de propriétés géographiques à “envoyer” pour synchroniser la base, explique Medhi Huguet. Bien évidemment, si l’utilisateur travaille toujours sur un même secteur, il peut conserver ses fonds de cartes qui seront toujours intelligents, mais figés à l’heure du stockage».
La collecte s’effectue aussi du côté d’Esri qui interroge les utilisateurs de Collector pour parfaire cette Apps. Une nouvelle version promet ainsi des fonctionnalités inédites par exemple des outils de planification d'opérations terrain «hors connexion» en liens avec des nouveautés d'ArcGIS Online pour la préparation et l'extraction de caches/paquetages, la possibilité d’effectuer des recherches sur les données présentes dans la carte, des formulaires de collectes plus intelligents, la collecte de données avec décalages ou bien encore l’intégration de périphériques comme des télémètres laser ou des scanners de codes à barres. Elle est prévue pour cet été.

Xavier Fodor



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dans SIGMAG de juin 2014
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