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La 5G : un marché d’intérêt, y compris pour les géomaticiens




D’ici quelques mois, les pays européens auront procédé à l’attribution des licences 5G. Celle-ci fonctionne déjà dans certains pays, comme en Corée du Sud où plus de 3 millions d’abonnés surfent désormais en 5G. En Suisse, la 5G de base couvre déjà 90% de la population. D’ici cinq ans, 65% de la population mondiale devrait avoir accédé à la 5G qui traitera alors 45% des données mobiles mondiales.
 

Loin d’être une simple amélioration de la couverture téléphonique, la 5G est annoncée comme étant une nouvelle révolution numérique. Elle permettra de décupler de manière exponentielle la vitesse de connexion à Internet. Comparativement à la 4G, la vitesse de téléchargement devrait être de 100 à 1.000 fois plus rapide (entre 5 et 30, voire 50 Gbit/s) sur une bande passante beaucoup plus large.

En outre, la 5G repose sur des fréquences d’onde plus élevées et plus des porteuses (16 contre 5 en 4G), ce qui va lui permettre à la fois d’être moins gourmant en énergie, mais nécessitera l’installation de plus de relais pour fonctionner, notamment en zones rurales. Bien évidemment, il faudra également remiser son Smartphone actuel pour un appareil et un forfait compatibles.

Selon Ericsson, en 2025, 30% des Smartphones disposeront d’un forfait 5G, même si la majorité des appareils proposeront cette option dès 2023.

Mais les résultats attendus valent le coup. À titre de comparaison, selon Orange, un film de 4Go qui se télécharge en 13 min 20 se récupérera en 2 min 40 avec la 5G. Alors qu’il faut 1 min 20 pour récupérer 200 photos en 4G, à peine 16 secondes seront avec la 5G.

Ainsi, la 5G va même surpasser de très loin les débits offerts par la fibre dont la couverture est plus qu’éparse. Pour autant, les deux réseaux, d’un côté mobile et de l’autre fixe, n’ont rien à voir et même risquent de se compléter. En soi, la 5G n’a pas forcément pour vocation de télécharger des films plus vite à la maison, mais plutôt boostera l’usage de l’Internet des objets (IoT).

Ville intelligente, voiture autonome, télémédecine, Smart Grids...

Plus globalement, l’ensemble des améliorations apportées vont doper le développement des services connectés : villes intelligentes, réseaux connectés, big data, maisons connectées, télémédecine, conduite de voiture autonome, réalité augmentée, agriculture et industrie 4.0, etc. Dans tout cela, c’est surtout la faible latence du réseau avec un temps de réponse en quasi-temps réel qui intéresse.

Ce marché de la 5G s’apparente donc à un levier pour une multitude d’innovations. Selon les estimations d’IHS Markit, la valeur de production brute générée par la 5G en France (classée 6e pays leader en 5G derrière l’Allemagne et la Corée du Sud) s’élèvera à 85 milliards de dollars en 2035. Presque une paille comparée aux 984 milliards de dollars escomptés en Chine, où la 5G devrait aussi générer la création de 9,5 millions d’emplois !

Des capacités d'analyses décuplées pour traiter encore plus de données

Les géomaticiens sont à la fois concernés par leurs capacités à accompagner le déploiement du réseau des innovations portées sur la 5G et dans lesquelles la géolocalisation, le positionnement des capteurs/récepteurs et autres caméras, ou encore la connexion avec le SIG sont des primordiaux. Par ailleurs, les géomaticiens seront impactés en tant que consommateurs dans leurs usages quotidiens. En effet, les volumes de données auxquelles ils vont pouvoir accéder vont exploser, tout comme leurs capacités d’analyses de ces données. 

Ces différents aspects seront au coeur du prochain Geospatial World Forum, le rendez-vous international majeur de la géomatique qui se déroule en partenariat avec SIGMAG SIGTV.FR du 7 au 9 avril 2020 à Amsterdam.

+ d’infos :
geospatialworldforum.org
Vision européenne sur la 5G
Enquête : Tout capter sur l'IoT