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Le SITG fête ses 25 ans




Vue sur l'amphithéâtre principal de l'Organisation Météorologique Mondiale qui recevait cette Journée du SITG 2016. © Photo M. Di Matteo
Vue sur l'amphithéâtre principal de l'Organisation Météorologique Mondiale qui recevait cette Journée du SITG 2016. © Photo M. Di Matteo
Pas moins de trois Conseillers d’État ont marqué de leur présence la Journée SITG 2016, prouvant s’il le fallait l’importance du Système d’Information du Territoire à Genève. Dédiée à la mémoire de son ancien directeur Philippe Minier, cette journée de conférences et d’échanges qui s’est tenue à guichet fermé avec plus de 270 participants, marquait aussi le quart de siècle du SITG. L’occasion d’un retour en arrière sur l’histoire du SITG, ainsi qu’une projection vers l’avenir et ses «terrains de la décision», thème de l’événement organisé au siège de l’Organisation Météorologique Mondiale.

La nécessité du SITG est apparue bien avant sa création, au début des années 80, lorsque sur des cartes perforées ont été numérisées les données du cadastre foncier qui remontaient pour certaines à 1800. Le SITG a été officialisé le 27 mars 1991 par un arrêté du Conseil d’État genevois. Il s’est construit en réponse aux besoins des collectivités de l’État de Genève dans la gestion et l’utilisation optimisée de données géo-référencées. La charte du 1er juin 1992 qui pose les droits et les devoirs des partenaires (à l’origine l’État, les communes et les services industriels de Genève), ancrée le 17 mars 2000 dans une loi du Grand Conseil, a fait de Genève le premier canton suisse à légiférer sur les géodonnées. Depuis de nombreux partenaires et institutions ont rejoint le SITG et, échangeant à leur tour des informations géo-référencées. Dans un esprit d’ouverture et poussé par l’innovation, le SITG s’est ouvert à de nouveaux utilisateurs, en améliorant l’information vers le grand public, et en facilitant l’accès à ses données via son portail cartographique et dans le cadre de l’Open Data.

De gauche à droite : Pascal Oehrli,  directeur du centre de compétence du SITG, Massimo Gentile, Président du comité directeur du SITG, Luc Barthassat, Conseiller d’Etat chargé du département de l’environnement, des transports et de l’agriculture et Alain Buogo, directeur suppléant de l’office fédéral de topographie Swisstopo. © Photo : M. Di Matteo
De gauche à droite : Pascal Oehrli, directeur du centre de compétence du SITG, Massimo Gentile, Président du comité directeur du SITG, Luc Barthassat, Conseiller d’Etat chargé du département de l’environnement, des transports et de l’agriculture et Alain Buogo, directeur suppléant de l’office fédéral de topographie Swisstopo. © Photo : M. Di Matteo
Aujourd’hui, le SITG dispose d’un nombre de couches d’informations impressionnant: plus de 800 à mettre en exergue avec les 8 couches du premier site Internet ouvert en 1998. Et si le recours aux données géo-référencées est évident à Genève, le SITG s’efforce désormais à en multiplier les services. Par exemple, l’ortophoto de nuit réalisée en 2013 sert au suivi des chauves-souris, mais son utilisation peut être étendue à de nombreux thèmes liés à la sécurité, au confort, à l’éclairage public, etc.

De même, le SITG cherche notamment par les réflexions et les débats engagés lors de ses Journées de penser «Avenir» et «Demain». Il faut dire qu’aujourd’hui, grâce aux images stéréo photogrammétriques, un homme est capable de numériser en une journée la moitié de la ville de Genève ! De telles acquisitions atteignent une précision de plus ou moins 10cm, largement suffisante pour tout faire ou presque.

Car ce «presque» est encore à imaginer ; dans le cadre de la Smart City qui multipliera les capteurs; dans celui «l’Uberisation» des services digitaux qui impliquera les citoyens dans la saisie et l’exploitation des données.

Le SITG sera sans doute aussi précurseur dans le développement de l’intelligence artificielle et l’ouverture à des données non structurées: grâce au big data il sera possible d’analyser plus que des données géographiques relevés sur le terrain, mais aussi de l’image, du son, du texte!

Loin d’être surréaliste, c’est ce que réalise par exemple l’un des conférenciers lors de la Journée du SITG 2016 Pascal Perez (Université de Wollongong, en Australie) à travers son étude des géolocalisations de tweets pour accompagner les populations de Jakarta lors des épisodes de moussons. De telles analyses permettront bientôt de proposer des services, qui anticipent des besoins pas encore exprimés. C’est essentiel, par exemple dans le cas des phénomènes de migration de population expliqués avec passion par Kimbertly Roberson (UNHCR) ou bien celui des modèles de climat détaillés par Martin Beniston (Université de Genève).

Pour ses 25 ans, le SITG nous a dit qu’il lui restait bien des choses à imaginer: nous avons hâte de les découvrir!

X.F.

+ d'infos :
sitg.ch