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Parcoursup : Et pourquoi pas la géomatique ?


Les futurs bacheliers ont jusqu'au 13 mars pour saisir leurs voeux d'orientation. SIGMAG Campus est un magazine gratuit qui leur permet de découvrir ce métier passionnant de géomaticien(ne) et les formations qui y mènent.



© SIGMAG Campus Estelle Poulalion
© SIGMAG Campus Estelle Poulalion

© IAU IDF
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Le terme « géomatique » est apparu au début des années 80 pour décrire les activités associant la géographie et l’informatique. À cette époque, les professionnels étaient peu nombreux. Le plus souvent géomètres ou géographes, ils apprenaient l’informatique sur le tas, sur des ordinateurs de la taille d’un frigo et des écrans aux allures de machines à laver ! 

Heureusement l’informatique a connu une évolution très rapide et trente ans plus tard, les cartes sont partout, sur les tablettes, dans les Smartphones ou les voitures... Tout le monde trouve normal de pouvoir regarder sa maison sur Google Earth ou Apple Maps. Tout le monde utilise les fonctions de géolocalisation, pour réserver un hôtel, trouver un restaurant, organiser des voyages...

Pourtant, avant d’en arriver là, il a fallu numériser, digitaliser, collecter des masses énormes de données, d’abord à partir des cartes existantes, puis en exploitant des relevés par photo aérienne ou par topographie. Les géomaticien(ne)s de cette époque consacraient beaucoup de temps à contrôler la qualité et gérer ces informations, puis à créer des bases de données pour fabriquer de nouvelles cartes mieux adaptées à différents domaines : urbanisme, environnement, agriculture, réseaux... Ils travaillaient surtout dans les grandes villes, les ministères et les services de l’État et quelques grandes entreprises, notamment celles qui gèrent des infrastructures comme les routes, les réseaux ferrés, les réseaux de télécommunication ou bien encore d’énergie (gaz, électricité, eau et assainissement).

Maintenant que les données sont plus accessibles, y compris sous la forme de « données libres » (Open Datas) créées par les citoyens à travers des projets participatifs ouverts (par exemple Open Street Map), le travail du géomaticien est de les exploiter pour modéliser le territoire et créer des applications dans tous les secteurs qui ont besoin d’analyse spatiale : urbanisme, environnement, énergie, mais aussi transport, santé, marketing... En fait, la liste ne cesse de s’allonger et rares sont les domaines d’activités qui ne font pas appel à la géographie. On a coutume de dire que 80% des informations que l’on manipule sont liées à une localisation, à une adresse, à des coordonnées géographiques précises... 

 

Un poste connecté aux évolutions high tech

© SIGMAG Campus Estelle Poulalion
© SIGMAG Campus Estelle Poulalion

Le travail du géomaticien se transforme en permanence, au gré des évolutions des technologies numériques. Ainsi il lui faudra désormais compter avec les Big Data, les données temps réel et les objets connectés ou bien encore la 3D et les images satellitaires pour les intégrer dans un Système d’Information Géographique (SIG). Il pourra faire réaliser des levers (c’est-à-dire des campagnes d’acquisition de données) avec des drones, voire acquérir ces nouveaux outils pour les exploiter à l’aide de logiciels adaptés. Il sera aussi chargé de documenter les informations et de mettre en place de véritables plates-formes, des infrastructures de données géographiques, pour lesquelles il devra travailler en réseau avec d’autres organisations. Il se transformera peut- être en WebMaster, en développeur d’applications ou en chef de projet informatique (les éditeurs et les intégrateurs –SSII de logiciels embauchent aussi des géomaticiens), au gré des projets et des évolutions des demandes de ses employeurs ou de ses clients.

Mais être géomaticien(ne) ce n’est pas que regarder des écrans ou rester dans le virtuel. Il faut souvent aller sur le terrain, au sens propre, pour collecter ou compléter des informations, et au sens guré, pour rencontrer des utilisateurs, évaluer leurs besoins, comprendre leur métier, leurs contraintes, faire des présentations, être force de proposition et expliquer, convaincre... La pédagogie, l’écoute, la capacité d’analyse et de synthèse sont aussi importantes que les compétences purement techniques. 

 

Des débouchés très nombreux

© SIGMAG Campus Estelle Poulalion
© SIGMAG Campus Estelle Poulalion

Le caractère éminemment transversal de la géographie offre aux géomaticiens le moyen d’intervenir dans de nombreux domaines : aménagement et urbanisme, géologie, environnement, agronomie, météorologie, océanologie, transport, télécommunications, défense, sécurité civile, santé,humanitaire, développement économique... Sans oublier le géomarketing et le géo-décisionnel qui répondent aux questions de stratégie des entreprises et des organisations en général : études d’implantation commerciale, évaluation du potentiel d’un marché ou bien encore analyse des ventes. 

Dans l’organigramme des entreprises, il n’est plus con né à un service technique ou informatique (comme cela a pu être le cas au départ en raison de la dimension informatique du métier), mais se retrouve souvent rattaché à une direction opérationnelle, ou même directement intégré dans une équipe de pilotage où ses compétences vont être associées à celles d’autres ingénieurs, statisticiens, informaticiens, ergonomes... 

Le domaine de la géomatique est en constante évolution et la diversité des métiers favorise les évolutions de carrière. La double compétence sera souvent un atout et nombreux sont les géomaticiens issus d’autres filières ou disposant d’une première expérience dans d’autres domaines.


Cet article est un extrait de SIGMAG CAMPUS




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