Aude Sourisseau grandit à Conflans-Sainte-Honorine, au confluent de la Seine et de l’Oise. Elle est entourée par sa famille. Passionné par la nature son grand-père se plaisait à lui apprendre comment reconnaître les oiseaux ou identifier les espèces de plantes. « Sans en avoir conscience, il a fortement influé sur mon orientation professionnelle », confie-t-elle. Dotée d’un goût prononcé pour les matières scientifiques, elle s’oriente vers un bac S, puis vers des études de biologie à Brest puis Rennes. Son objectif est alors clair : devenir gestionnaire de réserve naturelle en Afrique. « J’ai toutefois rapidement compris que les réserves que je convoitais étaient réservées aux majors de promotion ! Les débouchés auxquels je pouvais prétendre se limitaient à l’élimination de nuisibles ou la reproduction d’animaux d’élevage », sourit-elle. C’est finalement la géomatique qui va lui ouvrir une nouvelle voie.
À Rennes, des écologues proposent une option SIG sous réserve d’avoir suffisamment d’étudiants. « Deux amies m’ont convaincue de gonfler l’effectif ! La géomatique était utilisée pour étudier l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement : cela m’a immédiatement parlé ». Elle poursuit ainsi une maîtrise d’écologie avec une option SIG et réalise un premier stage de terrain auprès de la même équipe d’écologues, chargée de comptabiliser les pucerons sur une parcelle de blé. « Aussi anecdotique soit-il, ce stage a conforté mon choix », explique-t-elle. Faute de place en spécialisation SIG, elle suit d’abord un master axé sur la biologie et la biodiversité, qui l’amène à découvrir l’écologie maritime. Elle effectue alors un stage d’ingénieur écologue pour l’université Paris Sud, consacré à l’étude de la diversité floristique des bordures de champs en fonction des pratiques culturales. « J’ai beaucoup apprécié l’interdisciplinarité de cette étude ; chaque membre de l’équipe était une brique essentielle. J’ai compris que j’aimais travailler en collectif ». Elle intègre ensuite le master Télédétection et géomatique appliquée à l ’environnement de l’université Paris Cité afin de consolider son bagage technique.
À Rennes, des écologues proposent une option SIG sous réserve d’avoir suffisamment d’étudiants. « Deux amies m’ont convaincue de gonfler l’effectif ! La géomatique était utilisée pour étudier l’impact des pratiques agricoles sur l’environnement : cela m’a immédiatement parlé ». Elle poursuit ainsi une maîtrise d’écologie avec une option SIG et réalise un premier stage de terrain auprès de la même équipe d’écologues, chargée de comptabiliser les pucerons sur une parcelle de blé. « Aussi anecdotique soit-il, ce stage a conforté mon choix », explique-t-elle. Faute de place en spécialisation SIG, elle suit d’abord un master axé sur la biologie et la biodiversité, qui l’amène à découvrir l’écologie maritime. Elle effectue alors un stage d’ingénieur écologue pour l’université Paris Sud, consacré à l’étude de la diversité floristique des bordures de champs en fonction des pratiques culturales. « J’ai beaucoup apprécié l’interdisciplinarité de cette étude ; chaque membre de l’équipe était une brique essentielle. J’ai compris que j’aimais travailler en collectif ». Elle intègre ensuite le master Télédétection et géomatique appliquée à l ’environnement de l’université Paris Cité afin de consolider son bagage technique.
Initier les pieds dans l'eau
À la fin de sa formation, elle est recrutée comme ingénieur stagiaire en télédétection à Agrocampus Rennes pour étudier le développement de la jussie, une plante aquatique envahissante. À partir d’images satellitaires et de relevés terrain, elle cartographie son extension et en assure le suivi. « J’ai été initiée à la géomatique appliquée en travaillant sur la signature spectrale de la plante, les pieds dans l’eau ! ». Ne trouvant pas immédiatement de poste en géomatique, elle élargit ensuite ses recherches. Le CNRS la recrute pour assurer la gestion administrative et financière de projets ANR. « J’ai découvert l’envers du monde de la recherche, qui doit réussir à obtenir des subventions ». Après dix-huit mois, elle rejoint l’Agence de services et de paiement comme contrôleur photo-interprète, chargée de vérifier la conformité des déclarations PAC avec l’usage réel des parcelles agricoles. « J’y ai constaté que les représentations graphiques des parcelles cadastrales ne correspondent pas toujours à la surface réelle ». Elle est finalement recrutée comme géomaticienne à l ’Agence des espaces verts de la Région Îlede-France. Pendant sept ans, elle structure et gère les bases de données, tout en accompagnant les utilisateurs dans l’appropriation des outils SIG. « On a notamment fourni un outil aux forestiers pour simplifier la réalisation de leurs plans d’aménagement et des bilans annuels ». Elle poursuit ensuite comme consultante support SIG chez Step- Up, où elle découvre les applications de la géomatique aux réseaux d’eau, avant d’intégrer Grand-Orly Seine Bièvre comme administratrice SIG. En 2024, elle répond à une offre de l’Office national des forêts et est recrutée. « L’ONF faisait partie des structures que je visais ».
Aujourd’hui, elle participe à la gestion des bases de données et au développement d’outils SIG internes, notamment pour le suivi des Obligations légales de débroussaillement en périphérie des massifs forestiers. « Depuis ArcGIS Enterprise, nous développons un outil permettant de préparer des cartes pour les interventions, consulter la réglementation, saisir et suivre les sorties de terrain et piloter les campagnes de contrôle via des car tographies web et des dashboards » ! Si la géomatique l’épanouit pleinement, Aude Sourisseau consacre son temps libre à une autre passion : la moto 500, qui lui a permis de rencontrer son compagnon. Ensemble, ils partent souvent en balades, à la découverte de nouvelles régions. Prochaine destination : le tour de la Bretagne à moto. Bonne route !
Fanny Perrin d'Arloz
Aujourd’hui, elle participe à la gestion des bases de données et au développement d’outils SIG internes, notamment pour le suivi des Obligations légales de débroussaillement en périphérie des massifs forestiers. « Depuis ArcGIS Enterprise, nous développons un outil permettant de préparer des cartes pour les interventions, consulter la réglementation, saisir et suivre les sorties de terrain et piloter les campagnes de contrôle via des car tographies web et des dashboards » ! Si la géomatique l’épanouit pleinement, Aude Sourisseau consacre son temps libre à une autre passion : la moto 500, qui lui a permis de rencontrer son compagnon. Ensemble, ils partent souvent en balades, à la découverte de nouvelles régions. Prochaine destination : le tour de la Bretagne à moto. Bonne route !
Fanny Perrin d'Arloz
Aude Sourisseau en quelques dates
| 1983 Naissance à Bois-Colombes (92) |
| 2006 Master 1 Biologie des organismes, des populations et des écosystèmes option SIG de l’Université de Rennes. |
| 2007 Master 2 Biodiversité, gestion des ressources vivantes et développement durable à l’Université de Perpignan (66). |
| 2008 Master 2 Télédétection et géomatique appliquée à l’environnement à l’université Paris Cité (75) |
| 2008 Ingénieur télédétection pour Agrocampus Rennes |
| 2011 Géomaticienne pour l’Agence des espaces verts de la Région Île-de-France (75) |
| 2018 Consultante Support SIG pour Step-up à Le Pecq (78) |
| 2021 Administratrice SIG au Grand-Orly Seine Bièvre (91) |
| Depuis 2024 Expert Géomatique à l’ONF de Maisons-Alfort (94) |





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