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Répondre aux enjeux de la montagne




Le Master Géographies et Montagnes a la particularité de focaliser sur les territoires de montagne. Il combine apports théoriques et méthodes de recherche pour comprendre la réalité des milieux et agir en conséquence.

Installée dans l’agglomération de Chambéry, l’Université Savoie Mont Blanc met à profit son cadre, au pied des montagnes et des lacs, pour dispenser le Master Géographies et Montagnes. « Durant deux ans, les étudiants développent de solides fondamentaux ayant trait aux champs des géographies de la montagne, depuis l’aménagement du territoire, à l’étude des reliefs et des risques naturels, au tourisme, à la mobilité, à l’étude de documents d’urbanisme, résume Camille Girault, directeur du département de géographie et aménagement à l’USMB. Ils apprennent notamment à modéliser, à traiter et analyser des bases de données pour identifier et comprendre les inégalités des espaces, appréhender les logiques d’urbanisation en montagne et la préservation des espaces protégés ». À taille résolument humaine, l’USMB privilégie des promotions de Master qui n’excèdent pas 45 élèves. Pour autant, la vie associative, sportive (randonnées pédestres, ski alpin, via ferrata, escalade…) et culturelle y est très riche. Les férus de géographie peuvent rejoindre l’Association des Géographes de Savoie qui organise, entre autres événements, un voyage d’études pour découvrir un lieu, étudier le terrain et mettre en pratique ses connaissances. Les cours du Master Géographies et Montagnes se déroulent sur le campus du Bourgetdu- lac dans le parc d’activités Savoie Technolac. « Pour le rejoindre depuis le centre-ville de Chambéry, il faut compter une vingtaine de minutes en bus, une trentaine à vélo via la piste cyclable », indique Camille Girault. Seule petite ombre au tableau : se loger sur le campus ou à Chambéry n’est pas toujours une mince affaire ; à moins d’étendre ses recherches aux communes limitrophes d’Aix-les-Bains ou de Jacob-Bellecombette par exemple.

Bases théorique et outils

La première année du Master Géographies et Montagnes se veut offrir un panorama général et complet au travers de douze ateliers répondant aux enjeux des territoires, complétés par la présentation des outils et des méthodes de la recherche géographique. Avant que les étudiants choisissent un des trois parcours en M2 pour affiner leur projet professionnel : « Géographie et Aménagement de la Montagne », « Géographie, Espaces Homme-Environnement, Ressources », « Tourisme et Mobilité en Montagne ». Au travers de cours magistraux, de TD et de sorties, ils vont découvrir les métiers de l’eau en montagne, apprendre à gérer les collectivités territoriales, avec des cours sur le droit de la montagne et de l’environnement, les finances locales et les marchés publics, décortiquer les modes de transport et les mobilités au 21e siècle, se frotter aux défis énergétiques et environnementaux, etc. Dans ce cadre, ils expérimentent les outils de diagnostic, de suivi et d’expertise environnementale : rétro-observation, instrumentation, expérimentation, modélisation, imagerie 2D/3D et aide à la décision. Et se frottent aux SIG (60 heures/an) durant leurs travaux de recherches. « Ils collectent, trient et analysent des données pour aborder des thématiques diverses. Dernièrement, ils ont recensé les lacs de montagne et identifié les pratiques récréatives ». Durant les deux années, les sorties terrain sont fréquentes. Dès la rentrée, les étudiants participent à un stage d’une semaine dans les Alpes pour entrevoir concrètement les différents champs de la géographie de la montagne, depuis l’étude de ses différents espaces à la gestion de ses ressources. Le rythme de ce master est assez soutenu, d’autant qu’il intègre des travaux de recherche et un stage de 4 mois en M2.

TÉMOIN CAMPUS 

Camille Achat « Avant le Master, j’ai obtenu la licence de géographie de l’UMBS. Passionnée par la montagne, j’ai pu appréhender mon environnement comme un cadre d’opportunités professionnelles. L’équipe est très présente pour guider les élèves dans leurs parcours et réflexions. Les cours dispensés sont présentés par des enseignants-chercheurs, passionnés par leurs thématiques de recherche en lien notamment avec le laboratoire EDYTEM, et par des professionnels de la gestion et l’aménagement de la montagne. Les programmes sont très variés. Personnellement, j’ai découvert la cartographie, son utilisation dans toute sorte de domaines : urbanisme, tourisme, mobilité… Les cartes servent à clarifier des situations, apporter des réponses ou animer des débats : c’est un outil à géométrie variable techniquement exigeant qui offre une grande créativité. Autre point fort : les formats d’apprentissage sont multiples avec beaucoup de travaux pratiques, des sorties sur le terrain, des visites. En complément, j’ai pu profiter d’un programme d’université d’été en lien avec une université canadienne, élargissant mon champ des compétences. Avec les périodes de stage ou de mémoire, le rythme exige de l’organisation et du travail personnel. Suite au Master, je me suis dirigée vers la géomatique et travaille actuellement en tant que chargé de mission géomatique à l’Agence Alpine des Territoires ».

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Article mis en ligne par la rédaction SIGMAG & SIGTV.FR