Les drones se sont progressivement imposés comme de nouveaux outils de collecte de données pour les géomaticiens. Longtemps cantonnés à des usages expérimentaux ou à la photographie aérienne, ils trouvent aujourd’hui des applications concrètes dans l’inspection d’infrastructures, l’agriculture de précision, la gestion des risques naturels ou encore le suivi de l’évolution du littoral. Leur principal atout réside dans leur capacité à produire rapidement des données très précises, à moindre coût et dans des conditions parfois difficiles ou dangereuses pour les opérateurs humains. Couplés aux SIG, ils ouvrent la voie à de nouveaux usages de l’information géographique.
Le dossier présente plusieurs retours d’expérience illustrant cette montée en puissance. Bouygues Énergies et Services utilise des drones pour inspecter les pylônes électriques, les centrales photovoltaïques ou réaliser des relevés topographiques de carrières. La SNCF les déploie pour la maintenance de ses infrastructures ferroviaires et le suivi de la végétation. AgroParisTech s’appuie sur l’imagerie multispectrale pour analyser les sols et les cultures dans le cadre de l’agriculture de précision, tandis que l’Entente pour la forêt méditerranéenne exploite ces technologies pour la surveillance des massifs forestiers, la gestion des crises et les opérations de secours. Enfin, l’Université de La Rochelle utilise des drones pour suivre l’évolution du trait de côte avec une précision inédite.
Au-delà de la collecte des données, le dossier met en lumière l’importance croissante des outils de traitement et d’intégration dans les SIG. Les nouvelles solutions de photogrammétrie permettent désormais de produire rapidement orthophotographies, modèles numériques de terrain, nuages de points et représentations 3D exploitables directement dans les plateformes géographiques. Si les contraintes réglementaires et techniques demeurent importantes, les drones apparaissent désormais comme des compléments indispensables aux relevés traditionnels, capables d’accélérer la production d’informations géographiques tout en améliorant leur précision et leur fréquence de mise à jour.
Article payant de 5 pages réalisé par Fanny Perrin d’Arloz et Xavier Fodor.
Le dossier présente plusieurs retours d’expérience illustrant cette montée en puissance. Bouygues Énergies et Services utilise des drones pour inspecter les pylônes électriques, les centrales photovoltaïques ou réaliser des relevés topographiques de carrières. La SNCF les déploie pour la maintenance de ses infrastructures ferroviaires et le suivi de la végétation. AgroParisTech s’appuie sur l’imagerie multispectrale pour analyser les sols et les cultures dans le cadre de l’agriculture de précision, tandis que l’Entente pour la forêt méditerranéenne exploite ces technologies pour la surveillance des massifs forestiers, la gestion des crises et les opérations de secours. Enfin, l’Université de La Rochelle utilise des drones pour suivre l’évolution du trait de côte avec une précision inédite.
Au-delà de la collecte des données, le dossier met en lumière l’importance croissante des outils de traitement et d’intégration dans les SIG. Les nouvelles solutions de photogrammétrie permettent désormais de produire rapidement orthophotographies, modèles numériques de terrain, nuages de points et représentations 3D exploitables directement dans les plateformes géographiques. Si les contraintes réglementaires et techniques demeurent importantes, les drones apparaissent désormais comme des compléments indispensables aux relevés traditionnels, capables d’accélérer la production d’informations géographiques tout en améliorant leur précision et leur fréquence de mise à jour.
Article payant de 5 pages réalisé par Fanny Perrin d’Arloz et Xavier Fodor.





Des drones sérieusement utiles aux géomaticiens
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