La collecte de données constitue le point de départ de tout projet SIG, qu’il s’agisse d’alimenter une base de données géographique, de mettre en place un outil d’aide à la décision ou de maintenir à jour un référentiel territorial. Aujourd’hui, les solutions mobiles permettent aux agents de terrain, qu’ils soient géomaticiens, techniciens ou utilisateurs occasionnels, de saisir des informations directement depuis un smartphone ou une tablette, même en mode déconnecté. Les collectivités et administrations développent ainsi des applications adaptées à leurs besoins métiers, depuis l’inventaire du patrimoine jusqu’au suivi environnemental ou à la gestion des infrastructures. L’enjeu consiste autant à concevoir des interfaces simples et efficaces qu’à garantir la qualité et la cohérence des données collectées avant leur intégration dans les systèmes d’information géographique.
L'article présente les principales solutions de collecte proposées dans l’écosystème ArcGIS, notamment Field Maps, Survey123 et QuickCapture. Chacune répond à des usages spécifiques, depuis la saisie cartographique détaillée jusqu’aux enquêtes structurées ou aux relevés ultra-rapides sur le terrain. L’intelligence artificielle fait également son apparition pour simplifier la conception des formulaires et automatiser certaines analyses, notamment sur les images capturées. Les exemples de la Métropole Toulon Provence Méditerranée, du Canton du Valais ou encore de l’État de Fribourg illustrent la diversité des applications possibles et l’importance de l’accompagnement des utilisateurs pour favoriser l’adoption de ces outils.
Au-delà de la collecte classique, les nouvelles pratiques intègrent désormais les drones, l’imagerie orientée, les vues immersives et les capteurs GNSS de haute précision. Ces technologies permettent de produire des données toujours plus riches et précises, directement exploitables dans les SIG. L’objectif reste inchangé : disposer d’informations fiables, géolocalisées et actualisées afin de mieux connaître les territoires, d’optimiser les interventions et de faciliter la prise de décision. Cette évolution confirme le rôle central du terrain dans la chaîne de valeur géomatique, tout en renforçant les liens entre collecte, analyse et exploitation des données.
Article payant de 4 pages réalisé par Kim Janiec.





Du terrain aux cartes, les SIG font la relève

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